{{{"Made in paradise"}}} performance

Infos pratiques

  • samedi 11 décembre à 18h
    à Martres de Rivière (salle des fêtes)
  • entrée 12€ et 10€
    réservations auprès des offices de tourisme des cantons de Saint Gaudens (05 61 94 77 61), d’Aspet (05 61 94 86 51) et de Barbazan (05 61 88 35 64)
  • tous publics à partir de 14 ans
  • durée : 4 heures (avec le buffet de mets orientaux !)

Sur fond de « choc des civilisations », ce spectacle-performance tord le cou, avec subtilité et intelligence, aux clichés médiatiques, en examinant les rapports qu’entretiennent aujourd’hui l’Orient et l’Occident.

Le 11 septembre 2001, on nous a dit que le monde allait changer. Depuis cette date, un « Autre » s’est mis à exister, à faire peur même. Et cette peur a été soigneusement entretenue par ceux qui en récoltent les dividendes, médias compris. Ainsi, on confond Islam et islamisme en réduisant l’homme arabe à une absurde caricature (terroriste, extrémiste et vilain barbu !)... Dans notre monde envahi d’images diffusées en boucle, « Made in paradise » démonte les mécanismes idéologiques à l’œuvre dans les différents médias... et le fait bien, avec humour même !

Critique incisive et sans complaisance, le trio Duyvendak-Ghayatt-Borgeat lutte contre les ravages de l’ethnocentrisme des clichés, met à bas les préjugés... pour prendre le temps de réfléchir sur la perception souvent déformée qui nous est donnée du monde qui nous entoure.
Si ce spectacle dure quatre heures, c’est parce qu’il se « fabrique » avec vous (et que nous partagerons ensemble de délicieux mets orientaux !). Par le biais d’un vote démocratique et ludique, vous choisirez vous-même l’ordre des scènes, la manière dont se juxtaposeront les différents coups d’œil, coups de gueule et regards sur le(s) monde(s).

Que vous soyez conquis ou dubitatif, ce spectacle est, sans aucun doute, un efficace générateur de réflexions... un bel objet artistique pour gripper les machines bipolaires.

Mais au fait, qui sont-ils ?


Formé à l’Ecole supérieure d’art visuel de Genève, Yan Duyvendak pratique la performance depuis 1995. Ses performances sont régulièrement primées et présentées dans des lieux prestigieux tels que la Fondation Cartier à Paris (Soirée Nomade, 1995), le Museo Reina Sofia de Madrid (Don’t Call It Performance, 2003), ou le Theaterspektakel de Zurich (2009)…

Nicole Borgeat, quant à elle, est scénariste, réalisatrice et dramaturge. Depuis 2007, sa collaboration avec Yan Duyvendak s’est renforcée et elle cosigne les créations.

Après avoir participé à des festivals internationaux, Omar Ghayatt (performeur egyptien) étudie la scénographie à la Zürcher Hochschule des Kunste où il obtient son master en juillet 2009. C’est grâce à une bourse de Pro Helvetia, qu’il a pu répondre à l’invitation de Yan Duyvendak et Nicole Borgeat. (www.duyvendak.com)

« Dans un monde envahi d’images diffusées en boucle, Yan Duyvendak démonte les mécanismes idéologiques à l’œuvre dans le flux déversé sur les écrans de télévision, mais aussi dans les jeux vidéo ou dans certains blockbusters hollywoodiens. Il décortique l’idéologie véhiculée par toutes ces images, donnant à voir comment la réalité se retrouve façonnée une fois passée par le filtre des médias. […] En prise sur l’époque, ses performances sont autant d’occasions de réfléchir sur la perception souvent déformée qui nous est donnée du monde qui nous entoure. »
Les inrockuptibles - novembre 2009 (Hugues Le Tanneur)

 

© pronomades 2016