{{{"Des rives, la nuit"}}}

Infos pratiques

  • vendredi 18 et samedi 19 juin à 21h30
    à Anan (rendez-vous au centre du village)
  • 15€ et 12€
    réservations indispensables en ligne ou auprès des offices de tourisme des cantons de Saint Gaudens (05 61 94 77 61) et d’Aspet (05 61 94 86 51)
  • tous publics à partir de 15 ans (capables de passer une nuit blanche)
  • durée : 1 nuit entière

Qu’est ce que Des rives, la nuit au juste ? Une double invitation. C’est d’abord une invitation faite à une compagnie (en l’occurrence Opéra Pagaï) d’écrire, d’imaginer, de réaliser une dérive, sur une nuit entière, du coucher au lever du soleil. La compagnie choisit son terrain de jeu, sa nuit, son histoire. C’est ensuite une invitation faite aux spectateurs de traverser joyeusement l’obscurité, de se laisser embarquer, sans rien connaître du contenu, de s’engager avec nous, les yeux à la fois fermés et grands ouverts, pour la totalité de la nuit. Une seule chose est sûre : nous vous emmènerons là où vraiment vous ne pensiez pas aller, alors ne vous attendez à rien et soyez prêts à tout !

Une première édition rêvée par Turak théâtre devait avoir lieu en 2005 (annulée pour cause d’intempéries), une deuxième édition confiée à Opus a eu lieu deux ans après en 2007, et cette troisième édition se profile trois ans après en 2010 avec Opéra Pagaï... au rythme où nous allons et à votre place, je la réserverais tout de suite (ma place !), la quatrième « des rives » pourrait n’avoir lieu qu’en 2014... Cela fait une première bonne raison d’être là !
La deuxième se résume en deux mots : Opéra Pagaï ! Pris séparément, chacun d’eux ne serait peut-être pas suffisant pour vous convaincre (encore que...) mais ensemble, ces deux mots évoquent 80% de réussite à Muret et Saint Martory en 2009, Safari intime à Milhas en 2007, l’Appartement cultivable des Pyrénéennes en 2006...
La troisième (raison de venir), nous préférons la taire, guidés par le principe de précaution. Pour la connaître, il faudra en être !

Aidés par quelques complices talentueux comme le Petit théâtre de pain, le Pudding théâtre et les Vernisseurs, les Bordelais d’Opéra Pagaï vous embarqueront dans une histoire à dormir debout, une de celles que l’on pourrait presque croire, une dérive ponctuée de rencontres inattendues, de regards et d’univers un brin (sur)réalistes, de quoi remettre en cause bien des certitudes !

Chaque dérive est unique bien sûr et cependant il y en aura deux... deux soirées, ainsi vous allez rencontrer de sérieuses difficultés à prétexter une éventuelle indisponibilité. Choisissez (et réservez !) votre nuit…
Pour être dans les meilleures conditions possibles et parer à d’éventuelles températures nocturnes capricieuses, vérifiez, avant de monter en voiture que : 1) vous n’avez aucune obligation : vous n’êtes pas de garde, vous n’avez pas d’enfants... qui vous attendent pour dormir (il sera impossible de nous quitter en cours de nuit, autant que vous le sachiez) ; 2) vous n’avez pas de contraintes le lendemain (voir exemples suscités) ; 3) vos pieds sont (très) bien chaussés (genre chaussures de marche) ; 4) votre pull est bien chaud ; 5) votre sac contient un imperméable, une lampe de poche (indispensable et avec des piles neuves !) et éventuellement de quoi grignoter.
Enfin pour ceux que la nuit blanche effraie, sachez d’abord que nous aussi, un peu... sachez ensuite que par expérience, on ne voit pas le temps passer et que le jour se lève presque trop tôt... notez enfin que ces nuits des 18 et 19 juin sont les plus courtes, alors si vous devez tenter l’expérience, ne serait-ce qu’une fois, c’est maintenant ou jamais !

Mais au fait, qui sont-ils ?


C’est en 1999, à Bordeaux, que voit le jour Opéra Pagaï, collectif à géométrie variable (de 15 à 30 comédiens). Depuis 2004 et à travers tous leurs spectacles (L’entreprise de détournement, Les sans balcons, Safari intime, Les excuses de Victor, 80% de réussite et High Dolls), Opéra Pagaï interroge les notions de réalité et de fiction en prenant notamment l’espace public comme champ d’investigation, s’affranchissant des habituels formats de temps et de lieu de représentation.

Ils choisissent d’agir sur la population non prévenue, en la surprenant et l’impliquant… Pour 2010, le collectif poursuit sa recherche autour d’interventions teintées de « vraie-fausse » réalité, puisqu’à été confié à Cyril Jaubert, directeur artistique d’Opéra Pagaï, le rôle de co-auteur de Des rives, la nuit 2010, écriture d’une nuit entière sur laquelle il travaille, avec Pronomade(s), depuis début 2009.

Il s’est entouré pour cela de nombreux complices : au total, ce sont environ 80 personnes (artistes et techniciens) qui travailleront à la mise en œuvre de cette nuit très particulière. Cyril Jaubert aime « jouer de l’ambiguïté entre le vrai et le faux, chercher la proximité avec le public ou la population, étudier la ville et ses singularités, son patrimoine humain, habiter l’espace public, interroger l’anodin et le quotidien. » (www.operapagai.com)

« Champions des faux-semblants, brouillant avec délectation la frontière qui sépare le faux du vrai, les membres d’Opéra Pagaï sont devenus les rois de l’immersion. La plupart de leurs spectacles sont taillés sur mesure pour un territoire. […] “Il s’agit pour nous de cerner l’identité d’un territoire, son actualité, son histoire, son fonctionnement afin d’écrire un scénario qui fasse sens”, explique le directeur artistique Cyril Jaubert. “Il ne s’agit pas de sociologie mais d’approche sensible.” » Stradda n°6 - octobre 2007

création 2010

 

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