{{{"Ciel"}}} {{Jordi Galí }}
équilibre poétique {{{"Transports Exceptionnels"}}} {{Compagnie Beau Geste}}
danse à la pelleteuse {{{"Le Concert de Public"}}} {{Pierre Sauvageot et Lieux Publics & Cie}}
votre création sonore {{{Création d’{{Opéra pagaï}}}}} théâtre de Thermes {{{"Les lecteurs"}}} {{David Rolland Chorégraphies}}
chorégraphie collective {{{"Spaghetto Blaster"}}} {{Monofocus}}
électro blues forain {{{"Brik"}}} {{De Kift}}
punk mythique hollandais {{{La Machine - Pierre de Mecquenem}}} mise en étincelles

Infos pratiques

  • samedi 25 juin
    à Encausse les Thermes
    (rendez-vous à l’entrée du village, près de la Pharmacie)
  • 15h30 et 19h30 Jordi Galí
  • 16h Compagnie Beau Geste
  • 16h30 Inauguration, nécessaires paroles publiques pour la Culture
  • 18h Pierre Sauvageot et Lieux Publics & Cie
  • 19h Création d’Opéra pagaï
  • 21h30 David Rolland Chorégraphies
  • 23h Monodocus et De Kift
  • le tout mis en étincelles par la Machine - Pierre de Mecquenem
  • gratuit
  • tous publics

Après 10 années passées à en rêver (et y travailler un peu aussi !), nous avons emménagé en janvier dans les Thermes d’Encausse. Et voici venu le jour tant attendu de l’inauguration ! Alors on a un peu le trac… et tellement de choses à vous dire…

Depuis le début de l’année, ce lieu (re)vit par la présence des compagnies qui l’ont utilisé et patiné avant votre arrivée… Nous attendions le soleil pour faire la fête (espérons qu’il nous entende !). C’est donc aujourd’hui ou jamais que vous pourrez assouvir votre curiosité débordante et légitime…
À bâtiment exceptionnel, inauguration exceptionnelle ! Huit propositions artistiques vont se succéder, se répondre, parfois se chevaucher, se mélanger...

Vous assisterez à l’exploit de Jordi Galí qui, en une vingtaine de minutes à peine, parvient seul à ériger un petit monument éphémère, fait de bois et de cordes, d’une puissante et remarquable fragilité.
Vous verrez sortir la dernière pelleteuse du chantier des Thermes, partenaire mécanique et démesuré du chorégraphe Dominique Boivin pour un duo pour le moins atypique.
Vous deviendrez les ouvriers et les matériaux essentiels d’un concert de public dont Pierre Sauvageot sera le chef… de chantier !
Alors, vous tendrez l’oreille aux différents, nécessaires… mais brefs discours. Ce sera l’heure de l’inauguration, en grandes pompes, arrosée d’étincelles lumineuses dont on ne devinera pas les sources…
Nous lèverons tous notre verre (d’eau minérale naturelle…) avant d’entrer dans les Thermes, accompagnés d’Opéra pagaï pour une visite qui devrait vous perdre…
Vous vous jetterez ensuite dans le grand bain du bal des Lecteurs, une véritable cure de remise en forme du corps et de l’esprit et une petite mise en jambe nécessaire pour aborder l’ultime rendez-vous de cette soirée : un double concert de Monofocus et De Kift qui devrait vous déboucher les canalisations auditives !

Si vous n’avez pas tout compris de l’organisation de cette journée… rendez-vous à Encausse à 16h, laissez-vous guider…

Écrivez pour n’être lu que dans… 25 ans !
Nous ouvrons une Poste Restante, le samedi 25 juin lors de l’inauguration des Thermes. Véritable service public, ouvert de
9h à 12h et de 14h à 18h30, où vous pourrez adresser une lettre, et/ou un objet, et/ou une clé USB, et/ou… ce que vous souhaitez, mais devant entrer dans une boîte de conserve de 100mm de diamètre et de 120mm de hauteur.
Véritable service public de la Poste, en sachant cependant que votre envoi ne sera remis à son destinataire que dans… 25 ans (durée du bail emphytéotique que Pronomade(s) vient de signer en entrant dans les Thermes).
Alors écrivez à une personne chère ou à un(e) inconnu(e), à qui vous
voulez, Pronomade(s) s’engage – sous contrôle d’un huissier de justice ! – à faire sa tournée en juin 2036 !

Mais au fait, qui sont-ils ?


Jordi Galí - Arrangement provisoire
(www.jordigali.com)

Formé en danse contemporaine à l’Institut del Theatre de Barcelone, Jordi Galí évolue, depuis 1997, dans des compagnies reconnues telles celles de Wim Vandekeybus, Anne Teresa de Keersmaeker, Lies Pawels ou Maguy Marin… Depuis 2001, il produit ses propres créations où l’on retrouve un fort intérêt pour le geste, l’objet, le corps, le déséquilibre… « Par l’objet, j’explore une relation qui se fait normalement à l’intérieur du danseur. Les tensions, les déséquilibres, le contrepoids, tous ces jeux de poids non quotidiens qui nous permettent de mener une danse, sont devenus des éléments poétiques et visibles. » Jordi Galí

« Il vient de Catalogne. Il assemble pendant une demi-heure des troncs pour en dresser la flèche dans le ciel. Elégance du résultat et prouesse de la construction. Silence quasi-total du public, véritablement sidéré par le geste, la matière (bois et corde), et la forme obtenue. Le regard de chacun s’élève, s’élève… » (paperblog.fr - août 2010)

Compagnie Beau Geste (www.ciebeaugeste.com)

Dominique Boivin, chorégraphe de "Transports Exceptionnels" se consacre très tôt à la danse, acrobatique, classique puis contemporaine. En 1981, il crée, avec 7 danseurs issus du Centre National de Danse Contemporaine (dirigé alors par le chorégraphe américain Alwin Nikolaïs), la compagnie Beau Geste (dont il prendra la direction, avec deux autres danseurs - Christine Erbé et Philippe Priasso -, en 1991). Parallèlement, il aura travaillé avec Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Daniel Larrieu, Philippe Découflé, etc. Les créations de Beau Geste mettent en avant la personnalité des danseurs et aiment jouer avec l’humour, le décalage… Plusieurs spectacles, comme "Mécaniques", "La Danse une histoire à ma façon" ou "Transports Exceptionnels" signent le « style » Beau Geste et continuent à être joués dans plus de 40 pays…

« Mais l’association d’une machine avec un être humain invite également au questionnement. En effet, la pelleteuse et l’homme se meuvent avec tellement d’élégance et d’inventivité grâce à la chorégraphie de Dominique Boivin que l’on se demande qui est le plus humain des deux. Un spectacle étonnant, drôle et original. » (L’Union - avril 2010)

Pierre Sauvageot et Lieux publics & Cie (www.lieuxpublics.com)

Créé par Pierre Sauvageot (directeur de Lieux Publics, Centre national de création pour les arts de la rue), "Le Concert de Public" existe grâce à l’équipe artistique d’Allegro Barbaro, compagnie musicale créée en 1997. Autour d’une recherche d’une « musique de ville », Allegro Barbaro porte différents projets des membres de la compagnie : "Ponticello" de Nadine Estève, la "Brigade d’harmonisation de ville" de Denis Cabacho, etc.

« À force de jouer de la musique dans la rue, à force de rechercher les sons de la ville, à force de rugir les mobylettes et de sonner les cloches, à force de vouloir faire entendre ce que j’entends de la ville, à force de plonger sans cesse les auditeurs dans le bain sonore, j’éprouve, aujourd’hui, le désir de faire partager mon désir, de faire jouer pour faire entendre, de retrouver l’étymologie du mot concert : agir dans un but commun. » (Pierre Sauvageot)

Opéra pagaï (www.operapagai.com)

C’est en 1999, à Bordeaux, que voit le jour Opéra pagaï, collectif à géométrie variable (de 15 à 30 comédiens). Depuis 2004 et à travers tous leurs spectacles (L’entreprise de détournement, Les sans balcons, Safari intime, Les excuses de Victor, 80% de réussite et High Dolls), Opéra Pagaï interroge les notions de réalité et de fiction en prenant notamment l’espace public comme champ d’investigation, s’affranchissant des habituels formats de temps et de lieu de représentation. Ils choisissent d’agir sur la population non prévenue, en la surprenant et l’impliquant… En 2010, Opéra pagaï a co-écrit "Des rives, la nuit 2010" avec Pronomade(s) en Haute-Garonne. Après cette folle aventure, le collectif revient avec une intervention teintée de « vraie-fausse » réalité, écrite spécialement pour l’inauguration des Thermes d’Encausse. Cyril Jaubert aime « jouer de l’ambiguïté entre le vrai et le faux, chercher la proximité avec le public ou la population, étudier la ville et ses singularités, son patrimoine humain, habiter l’espace public, interroger l’anodin et le quotidien. »

David Rolland Chorégraphies (www.davidrolland.com)

Après avoir étudié et enseigné la danse contemporaine, jazz et classique, David Rolland s’intéresse à la communication non verbale et à la perception que nous en avons : perception des mouvements quotidiens, mimétismes, … il crée ainsi des pièces chorégraphiques qui provoquent un questionnement sur les codes en faisant souvent appel à un esprit ludique, puisant dans différents univers plus ou moins sérieux ! Aussi, David Rolland transforme tout ou presque en piste de danse... Il aime jouer, inventer, surprendre et surtout il aime rencontrer, rassembler les gens, avec comme crédo de leur faire éprouver la danse, mine de rien... et tout commence par un subtil déhanchement… !

« Muni d’un carnet écrit par le chorégraphe, nous voilà prêts pour exécuter une chorégraphie collective et entrer dans la danse, sans danger... Postures, déplacements et gestes infimes sont effectués pendant un temps fixé par la bande sonore au rythme de 30 secondes à 2 minutes par action. Nul besoin d’être danseur professionnel : il faut juste savoir lire. C’est ludique, simple, accueillant, drôle. » (spectable.com - mai 2009)

Monofocus (www.myspace.com/monofocus)

One Man Band à 3 têtes, montreur d’ours sonore, Monofocus déploie un univers musical fascinant au charme brut et raffiné. Avec un petit air à la 2 rien merci (compagnie de laquelle ils sont issus et dans laquelle ils sévissent toujours !), les trois compères nous servent du blues un peu déglingué, trempé dans les arts de la rue… tendance forain. « Les frères Monofocus distillent une sensibilité moderne un rien datée, à base d’étranges archives sonores à la gouaille électro, de guitares distordues, d’orgues avec des oreilles au bout des doigts et de tubas aux vibrations ventriculaires. » Après un premier album, "Fratelli Brutti", c’est au printemps 2011 que sort le petit dernier, "Spaghetto Blaster".

« Une botte de paille, un tambour, une caisse en bois, un tuba, une guirlande de lampions, un banjo, une roulotte, un sampler. Voilà l’univers des Monofocus. Trois presque manouches, mi-cow-boys, mi-clowns, bourrus pour de faux, arrivés dans la musique par le théâtre de rue. Personnages atypiques au parcours atypique qui logiquement, ne pouvaient que produire un genre musical atypique, qu’ils appellent de l’électro-blues-forain. » (Zikeo.com – septembre 2008)

La Machine - Pierre De Mecquenem (www.lamachine.fr)

La Machine est une compagnie de théâtre de rue née en 1999 et dirigée par François Delarozière. Elle est née de la collaboration d’artistes, techniciens et décorateurs de spectacles autour de la construction d’objets de spectacle atypiques. Entre Nantes et Tournefeuille, la Machine développe de nombreux projets liés au spectacle de rue ("Mécaniques Savantes", "Symphonie Mécanique",…) et à l’aménagement urbain (Grand Eléphant des Machines de l’Ile à Nantes, Manège Carré Sénart ...). A travers chacune de ces architectures vivantes, « il est question de rêver les villes de demain et de transformer ainsi le regard que nous portons sur nos cités. » Pierre De Mecquenem est un des « maître feu » de La Machine ; en 2007, il aura notamment créé le spectacle "Flammes" pour « Feux d’hiver » à Calais. En voilà un qui a le don de transfigurer, par les étincelles, les paysages qui nous entourent…

« Le temps de la traversée, le public aussi devient personnage : le feu dessine les silhouettes qui s’attardent dans la contemplation des brasiers, la foule guette les gerbes d’artifice le nez en l’air, des groupes de volontaires aident à allumer les lanternes, les voisins s’assurent que leur façade s’éclaire au bon moment. Les yeux brillent. Regard attentif et alchimie patiente… Pierre de Mecquenem fait partie de cette nouvelle génération d’arpenteurs de l’espace public qui créent avec la ville et pas seulement pour elle. » (Catherine Blondeau, directrice du Grand T, Nantes)

 

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