{{{"Mon manège à moi, c’est toi"}}} base d’envol poétique

Infos pratiques

  • vendredi 20 mai à 21h, 21h40, 22h15 et 23h
    à Saint Médard (rendez-vous devant le centre équestre)
Les souffleurs commandos poétiques

10 € et 5 € / tous publics / durée : le temps que vous vous accorderez

vendredi 20 mai à 21h00
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vendredi 20 mai à 21h40
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vendredi 20 mai à 22h15
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vendredi 20 mai à 23h00
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Les Souffleurs, ces commandos d’un genre nouveau, vont prendre d’assaut le centre équestre de Saint Médard pendant trois jours. Leurs soldats : d’étranges silhouettes noires. Leurs armes : de drôles de cannes aux longueurs interminables. Leurs munitions : la poésie, les mots… qu’ils chuchotent à votre oreille.

Mais abandonnez vite la métaphore guerrière, les Souffleurs vous invitent dans une zone de permanence poétique, une aire de douceur, un temps hors du temps, spécialement imaginé pour ce lieu particulier. Création unique pour Saint Médard, cette proposition « convoquera la grande cavalerie des poètes pour panser l’Equus caballus. »

A la nuit tombée, les lumières vont vaciller à l’intérieur du manège équestre, des sons, des susurrements se distinguer à peine, des personnages apparaître… Chevaux ? Présence humaine ? Laissez votre rythme effréné derrière vous et acceptez l’invitation faite à vos creux d’oreille. Ecoutez le sabot, la poésie, le souffle, la cravache… sentez le parfum de l’animal, appréciez le frémissement de la musculature, la cavalcade… de mots.
Laissez-vous envelopper par ces phrases chuchotées rien que pour vous, précieux secrets littéraires et poétiques délivrés dans un murmure.

Mais au fait, qui sont-ils ?


Partant du principe que « l’humanité se reproduit de bouche à oreille et que l’homme est une somme de virtualité de points de vue » (Deleuze), Olivier Comte écrit un "Manifeste du Chuchotement" et crée ensuite, en 2001 sa compagnie, Les souffleurs commandos poétiques. Groupe d’intervention poétique à géométrie variable et ivre de littérature, Les Souffleurs chuchotent dans les oreilles des hommes à l’aide, notamment, de cannes creuses (Rossignols), des secrets poétiques, philosophiques et littéraires… pour une « métaphore poétique du flux informatif anonyme. » Leur philosophie : « s’inscrire dans l’évidence du clignotement général du monde, userde la nécessité vitale du droit d’irruption poétique, pratiquer l’art conte le divertissement, l’essentiel contre le stratégique (et) le jubilatoire contre le conventionnel. »

(www.les-souffleurs.fr)

« Hommes, femmes et enfants sont touchés par cette parole poétique dont Olivier Comte est convaincu qu’ils la connaissaient déjà, même s’ils ne l’avaient jamais entendue. La mission des Souffleurs, « injecter cette parole-là où elle a disparue », est immense car la parole est dotée d’une force fondatrice. « La parole tient l’homme debout », elle lui confère sa dignité et fait de lui ce qu’il est, l’humain. Le propre de l’homme oublié, qu’un chuchotement au creux de l’oreille vient vous rappeler.  »

(Mouvement / Lieux Publics - extrait de l’article « De l’art pour le dire » - Anne Gonon)

 

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