{{{"Graceland"}}} théâtre de route

Infos pratiques

  • samedi 5 octobre à 21h
    à Samouillan (rendez-vous au centre du village)
  • gratuit
  • à partir de 10 ans
  • 1 heure 30

Prenez le Carnomade(s) pour 1 € l’aller-retour. Au départ de Carbonne, arrêts à
Saint Julien, Cazères et Martres Tolosane (horaires, informations et réservations auprès de l’office de tourisme de Martres Tolosane, de la bibliothèque de Carbonne ou
de Pronomade(s)).

“Graceland”, ce pourrait être l’histoire d’une femme tenant une station-service, Grace, ou alors d’un guitariste, Eddie, ou même d’une citadine, Alice. Ou alors ce serait l’histoire du temps qui passe, de rencontres improbables, de solitudes (partagées), d’une errance, entre rêve et réalité…

Sur un bord de route, une vieille station-service se tient là, éloignée de tout. À l’entrée, un grand Elvis en plastique agite son bras et une enseigne clignote… signes ostensibles que cette station a jadis prospéré. Aujourd’hui, Grace, cinquantenaire solitaire (du moins le croit-on) recueille un musicien en panne de moto (dont le répertoire de chansons va d’Elvis à Ry Cooder) et une femme, tous deux tombés là, presque par hasard, comme des accidents de parcours. Ils vont apprendre à se rencontrer… sous l’oeil curieux et discret de Norma.

À partir d’une histoire d’apparence « banale », Sophie Deck, directrice artistique de la cie Bélé Bélé, apporte sa touche singulière et donne vie à toutes sortes d’objets incongrus. Mine de rien, la narration va ainsi doucement basculer vers quelque chose de plus onirique et surréaliste. Dans cet univers tout droit sorti d’un écran de cinéma (genre road movie) ou d’un tableau d’Edward Hopper, la station-service devient lieu de rêverie favorable à toutes sortes de fantasmagories. Et le temps s’étire à l’infini…

Prenez le Carnomade(s) pour 1 € l’aller-retour. Au départ de Carbonne, arrêts à
Saint Julien, Cazères et Martres Tolosane (horaires, informations et réservations auprès de l’office de tourisme de Martres Tolosane, de la bibliothèque de Carbonne ou
de Pronomade(s)).

Mais au fait, qui sont-ils ?


La compagnie Bélé Bélé existe depuis 2007 et est basée à L’Usine à Tournefeuille. Bélé Bélé, ça veut dire « la grosse » en dioula (une des langues burkinabé). La grosse, c’est personne en particulier, mais si ça devait être quelqu’un, ce serait un peu la dinde, un gros volatile déplumé qui les suit dans toutes leurs aventures (“Le Fatras”, “Graceland”...). Dans les créations de Sophie Deck, il y a de la poésie abstraite, du théâtre d’objet, de l’onirisme et de l’extravagance aussi !

« Le quotidien de Grace, quinquagénaire sensible, ce sont les petites histoires qui se racontent au gré des rencontres dans la station-service qu’elle tient au beau milieu d’un désert qui n’existe qu’au bord de la route 66. [...] Ce spectacle est une parenthèse bienvenue. » (Le Progrès - 22 juin 2013)

 

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