{{{"Ma bête noire"}}} théâtre équestre

Infos pratiques

  • vendredi 13 septembre à 21h
    à Martres Tolosane (au centre équestre)
  • dimanche 15 septembre à 17h
    à Ore
    (au centre du village, suivez les flèches jaunes)
  • gratuit
  • tous publics
  • 40 minutes

Vous vous en doutez, “Ma bête noire” n’a rien d’un spectacle équestre traditionnel. Ce n’est ni du cirque, ni de l’équitation, mais un duo chorégraphique comme on en voit rarement, pour un danseur et un cheval… avec, comme fil ténu, la très belle musique crue et poétique d’Alain Bashung. Subjuguant, vraiment.

Sous une volière géante se dressent le noir étalon, en liberté, sans selle ni mors, et Thomas Chaussebourg, danseur puissant et instinctif. On sent tout de suite qu’ils sont intimement liés l’un à l’autre (alter-ego, double ?), ils se cherchent, l’un s’appuie contre ses flancs, l’autre se cabre, ils s’éloignent, ne font qu’un… Et les mots et mélodies de Bashung (extraits de son album “L’imprudence”) résonnent, sombres et émouvants.

Entre violence et douceur, grande chevauchée ou ralentis, la relation qui se joue entre monture et danseur a quelque chose de l’histoire amoureuse, avec sa folie, ses non-dits, sa démesure, ses manques ; mais renvoie aussi au rapport que l’on peut entretenir avec soi-même, avec sa « bête noire » (ou l’animal comme métaphore du monde intérieur de l’homme).

Très loin de l’illustration, ils dansent cet indicible qui nous lie à l’autre, à soi. Il y a du velours et de l’écorché vif, dans la musique, dans l’arène et dans la relation brute à l’animal.

Mais au fait, qui sont-ils ?


D’abord enseignant en EPS, il démarre rapidement une carrière de danseur professionnel, d’abord avec Odile Azagury puis avec d’autres chorégraphes tels que A. Abadie, C. Egrot, G. Gréau, S. Seidman, Ali Salmi… Il entre dans la Cie Tango
Sumo en 2003 avec laquelle il défend une certaine idée de « la danse sortie des théâtres » et des lieux conventionnels.

Il fonde sa propre compagnie en 1994, où il développe d’abord un travail de recherche sur l’immobilité et la notion de présence “Les Bourgeois de Calais” (1994 à 2004), “Un bleu pâle inquiétant” (1998), “L’Ankou” (2000 - il commence à introduire des chevaux dans ses spectacles)... Il est aujourd’hui installé en Bretagne à Plougrescant où il travaille plus spécifiquement dans la relation danse/cheval.

(www.mabetenoire.fr)

« L’homme ouvre un oeil, se redresse pour un ballet sur canapé, va chercher l’animal en liberté, s’appuie contre ses flancs, l’agrippe, le course, l’enfourche, le défie... » (Stradda)

« Ce n’est pas du cirque, pas de l’équitation non plus. Juste un spectacle peu ordinaire avec un danseur et une monture non dressée, sans selle, ni mors... » (Télérama)

« Ma bête noire, véritable spectacle de danse équestre, met en scène la relation de l’homme et de l’animal dans ce qu’elle a de sauvage, de brut et d’authentique. » (Ouest France)

 

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