{{{"Hagati Yacu - Entre nous"}}} théâtre de rue en 3 épisodes

Infos pratiques

  • dimanche 1er juin à 11h, 14h30 et 17h
    à Carbonne (rendez-vous à la petite halle)
  • gratuit
  • à partir de 12 ans
  • durée : chaque épisode dure environ 50 minutes

Bistronomade(s) : Dans les prairies du Centre culturel du Bois de Castres, de 12h30 à 14h, faites une pause dans l’Histoire, échangez sur l’épisode vu et celui à venir ou parlez de tout autre chose, autour du menu imaginé par notre équipe de Bistronomadien(ne)s. Réservations indispensables auprès de Pronomade(s) au 05 61 79 95 50. Menu complet (entrée, plat, dessert) à 8 €.

Nous vous proposons de passer presque une journée entière ensemble, pour, selon votre âge et votre histoire, découvrir ou se souvenir du terrible génocide rwandais. Presque une journée pour prendre ce temps, en trois épisodes différents et
complémentaires, avec des pauses, des respirations entre chaque acte : avant (épisode I), pendant (épisode II), après (épisode III).

En 1994, le Rwanda connaissait une des plus grandes tragédies du siècle. En seulement trois mois, le pays a dénombré plus de 800 000 morts, en majorité Tutsi.
Il y a ce nombre insupportable, mais il y a aussi les terribles conditions de ces crimes
commis, non pas par des professionnels militaires, mais par des hommes et des femmes, des civils, des voisins, amis parfois… « Hagati Yacu », en Kinyarwanda,
cela veut dire « entre nous ». Se taire est impossible, dire est difficile. Car comment
représenter un tel génocide ?

Avec ses trois tableaux (de propos et de formes différents), la Cie UZ et Coutumes
réussit ce difficile pari, avec force et pudeur. Si les deux premiers épisodes ont une portée plus universelle (la difficulté de l’exil, la guerre qui éclate, la peur des autres, de soi…), le troisième évoque précisément le tristement célèbre massacre de Murambi. Selon les épisodes, théâtre, danse, peinture, témoignages se mêlent, servant chaque moment évoqué. « Il n’existe pas de mots pour parler aux morts. Ils
ne se lèveront pas pour répondre à tes paroles. Ce que tu apprendras là-bas, c’est
que tout est bien fini pour les morts de Murambi. Et peut-être alors respecteras-tu
encore mieux la vie humaine. » (extrait de “Murambi, le livre des ossements” de
Boubacar Boris Diop, ouvrage dont est inspiré le troisième épisode)

Bistronomade(s) : Dans les prairies du Centre culturel du Bois de Castres, de 12h30 à 14h, faites une pause dans l’Histoire, échangez sur l’épisode vu et celui à venir ou parlez de tout autre chose, autour du menu imaginé par notre équipe de Bistronomadien(ne)s. Réservations indispensables auprès de Pronomade(s) au 05 61 79 95 50. Menu complet (entrée, plat, dessert) à 8 €.

Mais au fait, qui sont-ils ?


En 2002, Dalila Boitaud fonde la compagnie Uz et Coutumes (Uzeste, 33), dont elle assure depuis la direction artistique. Composée de quinze comédiens, danseurs, plasticiens, la compagnie arpente les rues et les quartiers, à la recherche de
l’instant poème dans l’espace public. Théâtre du bitume et du chaos, la compagnie signe cette année sa huitième création pour la rue : « Si un jour tu meurs » (2003), « Opéra Bitume I et II » (2006 / 2008), « Points communs » (2007), « Mots d’Afrique » (2008), « Hebs » (2009), « Avec ou sans murs » (2009), « Touché mais pas coulé » (2011), « Hagati Yaku » (2012)...

La compagnie s’implique également dans différents projets éphémères de rencontres avec les publics et les territoires (Mont de Marsan, 40 / Evreux, 27 / Villeneuve Lès Maguelone, 34 / Lille …). Soucieuse de transmettre son désir de théâtre, la compagnie anime également de nombreux ateliers avec des enfants et les publics dit « en marge » en Maison d’arrêt, maisons de retraite, hôpitaux psychiatriques et foyers d’hébergement. Dans chacun de ses travaux, la compagnie tient à mettre l’accent sur le texte dit, la parole de grands auteurs ou de tout un chacun (le collectage occupe ainsi une part très importante du travail, avec restitution des propos sous diverses formes) en cherchant chaque fois à donner à ces mots une
expression transartistique, en associant le plus souvent la danse et la relation à l’image.

www.uzetcoutumes.com

 

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