{{{"La bobine de Ruhmkorff"}}} théâtre

Infos pratiques

  • vendredi 7 et samedi 8 novembre à 21h
    à Izaut de l’Hôtel (salle des fêtes)
La belle meunière

12€ et 5€ / à partir 15 ans / 1 heure 15

vendredi 7 novembre à 21h00
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samedi 8 novembre à 21h00
 » Réservation en ligne close

Pierre Meunier, directeur artistique et comédien - bricoleur de La belle meunière, présente un solo autour du « sexe »… thème ô combien excitant. Et l’importance reconnue du verbe en la matière offrira de jolis troubles, obsédés par le texte que nous sommes !

Pour parler sexe (car c’est bien de cela dont il s’agit), Pierre Meunier s’est intéressé à la bobine de Ruhmkorff, machine électrique conçue vers 1850, qui permet de « transformer une énergie de faible intensité en décharges atteignant 60 000 volts » !
Cette logique mécanique n’est pas sans rappeler l’évolution de la décharge, presque électrique, que l’on peut ressentir du moment où le désir naît jusqu’à l’extase. Dans un décor qui rappelle autant l’atelier de bricolage que le laboratoire scientifique foutraque, il traite, avec beaucoup de drôlerie, des parallèles entre les lois du désir et les lois physiques de l’attraction et divague sur celles, plus mystérieuses, qui régissent nos rapprochements sensuels, nos accouplements, mais aussi la difficulté de la rencontre, l’impossible fusion, le courant (alternatif) qui passe, ou pas… Ce monologue gourmand manie habilement les mots, sens et double sens, dans une langue crue, simple, poétique, érotique… sans n’être jamais vulgaire. Bref, un véritable éloge du sexe à pile !

Mais au fait, qui sont-ils ?


La belle meunière, fondée en 1992, a pour vocation la création artistique dans le domaine théâtral, sonore, cinématographique et plastique. Durant plusieurs années, le travail de la compagnie s’est fondé sur la relation que nous entretenons sous diverses formes avec la matière. Si les sujets abordés sont aujourd’hui moins directement concrets, la dimension physique reste toujours très présente dans l’écriture scénique. Un noyau de création s’est constitué au fil des années : Alain Mahé au son, Claudine Bocher à la production et à l’administration, Joël Perrin à la lumière, François Virolle à la machinerie et selon les périodes, de forts compagnonnages contribuent largement à faire exister la compagnie, comme avec Jean-louis Coulloc’h ou Hervé Pierre, acteurs, Jean-Marc Sabat à la régie générale, Catherine Rankl et Marguerite Bordat à la peinture et aux costumes...

Pierre Meunier invente une écriture scénique qui met en jeu la physique concrète avec des mécanismes et de la matière brute, véritables partenaires des acteurs en scène. Dans son atelier, il expérimente ses sculptures dynamiques et autres installations, recherches tranquilles guidées par une captivation pour l’étrangeté de ces présences si stimulantes pour l’imaginaire. Son travail se nourrit de rencontres avec des scientifiques, des philosophes, de séjours en forge industrielle, d’ateliers en milieu psychiatrique, de périodes d’écriture, tout autant que d’improvisations sur le plateau avec l’équipe réunie autour d’un projet théâtral. Il s’agit toujours de provoquer un trouble fertile dans l’esprit du spectateur, de susciter en lui une rêverie intime active, à même de relier par résonance impromptue les dimensions oniriques, sociales, politiques, poétiques et métaphysiques de la personne. Cette humeur à la fois grave et légère, qui lui est propre, repose sur un humour singulier qui peut faire écho à Henri Michaux ou au dadaïsme.

(www.labellemeuniere.fr)

 

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