{{{“La nuit juste avant les forêts”}}} théâtre de rue

Infos pratiques

  • vendredi 5 juin à 20h30
    à Barbazan (RDV devant les anciens Thermes)
  • samedi 6 juin à 20h30
    à Saint Martory (dans l’ancienne papeterie Barthier, suivre les flèches jaunes)
  • gratuit
  • à partir de 14 ans
  • 1 heure 25

En fin de journée, aux abords de lieux désaffectés chargés d’histoires passées, Félicien Graugnard * s’empare du majestueux texte de Bernard-Marie Koltès, “La nuit juste avant les forêts”. Accompagné en direct par un musicien, il fait intensément résonner ce texte brut et poétique. À entendre autrement… et absolument !

Écrit en 1977, “La nuit juste avant les forêts” fait partie de ces monologues contemporains troublants d’actualité… Composé en une seule phrase (sans interruption mais très précisément ponctuée), ce soliloque est une sorte de
déclaration désespérée qu’un homme adresse à un inconnu. Il a un irrépressible
besoin de parler… de ses colères et de ses idéaux, de son univers, de cette banlieue
où il pleut, où l’on est étranger, où l’on ne travaille plus. Ces mots, mis ainsi « en
rue » ont comme un petit goût de goudron et de poussière qui leur va bien. Un petit
quelque chose d’écorché et de sauvage, justement souligné par les interventions
musicales d’un drôle de type qui joue du Bach et du reggae à la basse. Bref, une très
belle lecture, directe et subtile, de cet auteur dramatique majeur du XXème siècle.

* Pour mémoire, il était l’un des 3 « asphaltisés » de “Carton (je vous salis ma
rue)”, accueilli à Muret en 2010.

Mais au fait, qui sont-ils ?


En 2007, Félicien Graugnard et Sébastien Lemercier fondent la compagnie des Sirventès. Avec l’envie commune d’explorer le spectacle vivant là où il n’est pas, peu ou plus attendu, les deux compères créent « Quichotte voyage en mobylette » (2007)
et « Sourisgami » (2008). Dans la rue, en milieu rural, sur les places de villages ou dans ses granges, l’équipée raconte avec sensibilité et différences nos épopées humaines contemporaines...
Aujourd’hui, fort de diverses rencontres, Félicien est un comédien agréablement tiraillé, entre la fascination du complexe champ des possibles qu’offre la rue et la fascination pour un théâtre en salle auquel il porte une affection évidente. « Il rêve
d’un théâtre qui s’efforce de refuser à la fois l’imposture intellectuelle et la facilité, un théâtre de tentatives pour trouver l’espace entre le divertissement pur et l’élitisme où l’Homme puisse s’interroger à la fois sur lui-même et la société dans laquelle il vit. » (Cie des Sirventès)

Le « sirvente » ou « sirventès » est un poème à caractère satirique, politique ou moral que chantaient les troubadours d’Occitanie aux XIIe et XIIIe siècles. Ces satires s’attaquaient à la noblesse, au clergé, aux évènements, aux mœurs...

www.melando.org

 

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