{{{“Les fils des hommes”}}} arts de la rue

Infos pratiques

  • mercredi 14 octobre à 18h
    à Boussens
  • jeudi 15 octobre à 18h
    à Pointis Inard
  • dimanche 18 octobre à 17h
    à Antichan de Frontignes

pour chacune des communes, rendez-vous au centre du village (suivre les flèches jaunes)

  • gratuit
  • à partir de 12 ans
  • 50 minutes

Entre théâtre et danse, “Les fils des hommes” est un spectacle en marche dans l’espace public sur la mémoire intime des enfants de combattants qui ont fait la guerre d’Algérie, sur les silences chargés de ces pères qui en sont revenus.

C’est la lecture du livre de Laurent Mauvignier “Des Hommes” qui a inspiré ce spectacle à François Rascalou… ravivant par la même occasion sa mémoire de fils d’appelé et quelques douloureux silences paternels. « L’histoire de la guerre ne m’intéresse pas. Ce qui me troublait, c’était mon silence à moi, cette tragédie commune à nous, les fils. » Il a ainsi recueilli les témoignages de tous ces fils de la guerre, fils de pieds noirs, de combattants du FLN, de harkis… pour raconter le mutisme destructeur et les vérités souvent innommables, le poids du traumatisme non reconnu et le besoin, vital, d’éclairer ce pan de l’Histoire, de « son » histoire familiale. Il se livre avec ses colères, suivi de près d’un danseur portant, traînant un cube rouge encombrant et lourd, à la fois fardeau et boîte à secrets. Poids d’une mémoire individuelle. Poids d’une mémoire collective. Chaque mot, chaque silence sont mesurés, comme pour mieux porter l’émotion du témoignage, à fleur de peau. « Si je déterre quelque chose, il faudra que je le porte et je ne sais pas si je pourrai le porter… ».

Ce spectacle d’une simplicité formelle, d’une légèreté technique totale nous avait bouleversés lors du festival d’Aurillac 2014. La nécessité d’écrire et dire ce texte fut tellement grande pour François Rascalou, que nous ne pouvions pas ne pas vous l’offrir (et ceci 3 fois pour que vous ne le manquiez pas !).

Mais au fait, qui sont-ils ?


François Rascalou, chorégraphe, danseur et performer, fut interprète de la chorégraphe Jackie Taffanel, avant de créer en 1999 la Cie Rascalou-Nam entre la France et la Corée du Sud, puis Action d’espace en 2007. Il accompagne et nourrit sa démarche de créateur de médiations vers tous les publics, d’invention de formes participatives, s’attachant à développer pour chacun un espace artistique.

« La création d’un spectacle fait miroir à des questionnements et des ravissements qui surgissent aux détours de la vie. Sans crier gare ça vient de l’actualité, du noir, d’un mouvement, des livres et des couleurs, des saisons et d’internet, de Tristan et Yseult ou des discothèques, d’une beauté et d’un affrontement, colères, silences et désirs… lorsque cela provoque en moi une hébétude amère ou douce, une frénésie silencieuse, une incompréhension violente, une nécessité impérieuse. Ces choses, je tente de les soumettre à une écriture et à une mise en forme, non pour apporter une réponse, mais pour les éclairer, les apprivoiser, les poser sur un fil en équilibre au-dessus d’un gouffre, entre quatre murs ou dans la rue et sous la voute du ciel, aux yeux du monde.

Je suis un créateur de spectacle et un créateur de dispositifs de médiation artistique, attaché à ce que demeurent vivants les liens d’un artiste avec la « cité » et militant pour que chacun soit acteur d’une expression artistique personnelle. Qu’elles concernent les enfants, les amateurs, les « gens », les personnes en souffrance, les interventions artistiques de la Cie ont à cœur de mettre à jour, pour chacun, la possibilité d’une intimité avec l’art. »

https://actiondespace.wordpress.com/

 

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